L’Institut de Donbat est actuellement porté par une équipe réduite, correspondant à sa phase de recherche, de formalisation et de première activation. Cette page présente l’équipe actuelle ainsi que la forme de gouvernance envisagée pour son développement.
Équipe actuelle
Jérémie Pujau
Fondateur et directeur actuel de l’Institut de Donbat

Jérémie Pujau est un artiste et cinéaste français basé à Berlin. Sa pratique se développe à travers des interventions situées dans le champ social, à la croisée de l’image, de la politique et de l’espace public. Il s’intéresse aux comportements collectifs, aux récits de pouvoir, aux structures sociales, aux continuités coloniales, au nationalisme et à l’économie politique de l’art.
Son travail a longtemps pris la forme de performances, vidéos, sculptures, photographies, livres, documentaires et installations, avant de s’orienter progressivement vers une démarche invisuelle et des dispositifs d’intervention.
En 2017, son documentaire Voyage au Territoire du M² Artistique, consacré à Fred Forest, a été présenté au Centre Pompidou dans le cadre de la rétrospective de l’artiste. En 2018, son projet Mise à jour a reçu une réponse du président Emmanuel Macron. Pour la session 2025/26, il rejoint l’ENDA — École nationale d’art de Paris, institution de la Biennale de Paris, et dirige la Biennale de Paris à Berlin depuis le printemps 2026.
Parallèlement à sa pratique artistique, il développe une activité continue dans le cinéma et la production audiovisuelle comme réalisateur, cameraman, monteur, étalonneur et DIT. Il collabore avec des artistes, des institutions culturelles et des productions internationales, notamment pour Netflix, Constantin Film et X Filme. En 2016, il a participé au tournage de Human Flow d’Ai Weiwei au Moyen-Orient. Il travaille également régulièrement pour ARTE comme étalonneur, notamment sur la série Unhappy.
Au sein de l’Institut, Jérémie Pujau développe la méthodologie du Donbat, les orientations théoriques de l’Institut, ses projets de recherche-action, ses textes, ses dispositifs d’intervention et ses formes de transmission.
Marc Zory-Casali
Graphisme, restauration solidaire, conseil et amitié

Marc Zory-Casali est graphiste, directeur artistique, illustrateur et musicien basé à Berlin. Graphiste freelance depuis 2006, il développe une pratique principalement orientée vers le print, l’édition, le layout, l’identité visuelle et la direction artistique.
Son parcours l’a conduit à travailler pour des structures variées : vigneron·nes indépendant·es, agences de communication, maisons de disques, institutions culturelles et projets artistiques. Son travail graphique traverse différents formats — livres, supports imprimés, logos, pochettes, affiches, identités visuelles, illustrations et projets web — avec une attention particulière portée à la lisibilité, à la justesse formelle et à la responsabilité du graphisme dans un environnement saturé d’images.
Au sein de l’Institut de Donbat, il accompagne le développement visuel du projet : identité graphique, supports de communication, mise en page, signalétique et formes éditoriales. Il contribue ainsi à rendre l’Institut lisible, identifiable et transmissible.
Parallèlement à son activité graphique, Marc Zory-Casali travaille depuis plusieurs années en cuisine. Cette expérience nourrit son implication dans la dimension culinaire et collective de l’Institut, notamment à travers le développement du restaurant solidaire et des formes de rencontre, d’accueil et de convivialité qui lui sont liées.
Musicien, Marc Zory-Casali a également été bassiste de HushPuppies, groupe français de rock indépendant. Cette expérience prolonge son attention aux formes collectives, aux cultures indépendantes et aux espaces de coopération.
Gouvernance envisagée
La gouvernance de l’Institut de Donbat est pensée comme une extension de ses principes fondamentaux : vigilance, éthique, responsabilité, interdépendance et non-concentration du pouvoir.
À mesure de son développement, l’ID est destiné à évoluer vers une organisation collégiale, structurée autour des trois pôles du R.I.T. : Recherche, Interventions, Transmission.
Direction collégiale
L’Institut est envisagé comme une structure dirigée par un triumvirat, chaque direction correspondant à l’un des trois pôles.
La direction Recherche serait chargée du pilotage des programmes d’étude, de la production théorique et du développement méthodologique.
La direction Intervention aurait pour rôle de traduire les recherches en dispositifs concrets d’action, en lien avec les situations rencontrées et les contextes d’intervention.
La direction Transmission aurait pour mission de diffuser les savoirs produits par l’Institut, de structurer les formats pédagogiques, les publications et les outils de partage.
Cette direction collégiale vise à éviter la concentration du pouvoir et à maintenir un équilibre entre production de savoirs, action située et transmission.
Conseil stratégique
Un conseil stratégique pourra accompagner les orientations majeures de l’Institut. Il serait composé de personnes issues de champs complémentaires : recherche, droit, économie sociale et solidaire, écologie, pratiques artistiques, action publique ou travail de terrain.
Son rôle serait consultatif : il pourrait contribuer à valider les axes de développement à moyen et long terme, à examiner les partenariats structurants et à veiller au respect de la charte éthique de l’Institut, sans intervenir dans la gestion quotidienne.
Équipe opérationnelle
L’équipe opérationnelle regroupera progressivement les responsables des projets, infrastructures et programmes de l’Institut.
Elle pourra inclure des fonctions liées à l’audiovisuel, aux publications, à la formation, au droit, aux outils numériques, à l’administration, à la restauration solidaire et à la coordination des projets.
Son rôle sera de mettre en œuvre les décisions de la direction collégiale, de coordonner les projets en cours et de proposer des améliorations à partir de l’expérience concrète du terrain.
Communauté contributive
L’Institut de Donbat a vocation à s’appuyer sur une communauté élargie de contributeur·ices : chercheur·euses associé·es, artistes en résidence, intervenant·es pédagogiques, juristes partenaires, économistes, développeur·euses, praticien·nes, structures locales et personnes concernées par les situations travaillées.
Cette communauté constitue un espace vivant de collaboration, de réflexion et d’expérimentation autour du Donbat.
Organes de supervision
Certains dispositifs de l’Institut nécessitent des formes spécifiques de supervision.
Le protocole de spéculation philanthropique pourra être accompagné par un comité chargé de veiller à la cohérence éthique des organisations bénéficiaires, au suivi contractuel, à la traçabilité des reventes et à la transparence des redistributions.
Le modèle salarial solidaire et dynamique pourra faire l’objet d’un comité d’évaluation dédié. Celui-ci aura pour mission d’examiner la cohérence du dispositif avec les principes du Donbat, d’évaluer ses effets, d’en garantir la lisibilité collective et de proposer des ajustements.
Ces comités ne visent pas à alourdir l’organisation, mais à garantir que les dispositifs les plus sensibles de l’Institut puissent être suivis, évalués et corrigés.
Assemblée contributive annuelle
Une assemblée contributive annuelle pourra réunir partenaires, participant·es, collaborateur·ices et contributeur·ices de l’Institut.
Elle permettra d’évaluer collectivement les actions menées, de discuter les orientations futures et d’intégrer les retours d’expérience issus des projets et interventions. Elle ne disposera pas nécessairement d’un pouvoir exécutif direct, mais contribuera à orienter l’évolution de l’Institut.
Principes de gouvernance
La gouvernance de l’Institut de Donbat repose sur plusieurs principes structurants :
non-concentration du pouvoir décisionnel ;
responsabilité partagée ;
rotation possible des responsabilités ;
transparence des processus ;
coopération entre les pôles Recherche, Interventions et Transmission ;
publication annuelle d’un rapport d’activité et d’impact ;
possibilité d’un mécanisme d’alerte éthique interne.
Cette organisation est pensée comme une structure évolutive. Elle doit permettre à l’Institut de se développer sans perdre les exigences qui fondent le Donbat : agir de manière située, responsable, proportionnée et transmissible.
